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LE PETROLE N’EST PAS LA MALEDICTION, MAIS PLUTOT LES HOMMES QUI LE GERENT .

LE PETROLE N'EST PAS LA MALEDICTION, MAIS PLUTOT LES HOMMES QUI LE GERENT .

Depuis que la scandaleuse affaire Petro Tim a été ébruitée les affidés du régime du Président sénégalais Macky Sall semblent avoir opté pour la stratégie de la terreur en brandissant sans cesse le spectre de la malediction du petrole. La « malédiction des ressources naturelles » (« resource curse » en anglais), a été définie comme une difficulté que rencontrent les pays jouissant d’une manne  en ressources naturelles, plus spécifiquement en pétrole. En effet la croissance économique de ces pays est souvent moins significative comparée à celle d’autres pays naturellement moins dotées ou dépourvues de ressources  petrolieres et gazieres. Pour illustrer cette hypothèse prenons le cas de pays tels que l’Algérie, le Nigeria, le Congo ou l’Angola.. Ils ont en commun sans aucun doute le manque de démocratie, le manque de transparence. Les travaux menés par l’ancien économiste en chef pour la région Afrique de la Banque mondiale, Alan Gelb, ont établi  le lien entre l’environnement institutionnel des pays pétroliers et leurs niveau de développement. La conclusion est sans appel, les régimes démocratiques ne souffrent pas de la malédiction des ressources naturelles. La «malédiction des ressources naturelles» ne se s’opérer  dans un pays que lorsque ces deux conditions sont établies:

1/ Le pays est riche en ressources naturelles

2/ Le régime en place ne respecte pas les conditions d’une vraie démocratie.

En réalité   le Sénégal a été mis en danger dès la minute ou le Président de la République Macky Sall a introduit au coeur de la gestion des ressources petrolieres et gazieres du pays l’infame Frank Timis un des plus grands escrocs de tout les temps dans le domaine. Aucun leader digne du nom ne pourrait pousser la légèreté et la cupidité jusqu’à introduire le ver dans le fruit et vouloir le faire avaler a son peuple sans rechigner.La malédiction des ressources naturelles n’est pas une fatalité. Ce ne sont pas non plus les ressources qui en sont la cause, mais bien les hommes qui les gèrent ou plutôt leur façon de les gérer. Des pays comme les EAU, le Qatar, la Norvège ont bien su en faire une bénédiction grâce au patriotisme des leaders qui ont mis en avant les intérêts du peuple et non leurs intérêts crypto personnels .

Francoise Helene Gaye.

 

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