Human Rights Watch Répond À Serigne Mbaye Thiam

Elin Martinez, la chercheuse sur les droits de l’Enfant, qui a procédé à la publication du Rapport-polémique de Human Rights Watch monte au front. Elle répond à Serigne Mbaye Thiam qui doute de la fiabilité de son rapport, sur l’exploitation sexuelle, harcèlement et abus dans les écoles secondaires sénégalaises.
« Nous avons lu la réponse du ministre de l’Education nationale, indique-t-elle d’emblée, dans un entretien avec les Echos. Cependant, nous n’avons pas reçu le communiqué. En fait, au mois de décembre 2017, nous lui avons envoyé une lettre avec nos conclusions et nos recommandations. Mais, jusqu’à présent, pas de réponse. Donc, c’est intéressant d’avoir la réaction de Serigne Mbaye Thiam. »
Et, elle persiste et signe : « Comme toujours, nous l’invitons à une réponse officielle, surtout sur ce que le gouvernement va faire pour protéger les enfants à l’école. Notre rapport a montré qu’il y a des filles qui souffrent à l’école, qui sont exploitées et harcelées. Donc, il faut réagir. »
Les soupçons du ministre sur l’intention prêtée à Human Rights Watch de vouloir introduire l’éducation à la sexualité dans les curricula, sont avérés : « C’est intéressant que le ministre ait souligné cela parce que cela fait partie des discussions en Afrique et à l’international, avoue Elin Martinez. Il y a beaucoup d’efforts qui sont faits à ce niveau par des agents des Nations-Unies, les cadres des Ong, des gouvernements qui sont déjà allés plus loin pour s’assurer que les enfants ont accès à l’éducation de qualité sur la sexualité et la santé de la reproduction. Ce n’est pas quelque chose de nouveau. C’est juste un rappel pour le gouvernement du Sénégal afin qu’il fasse des efforts dans ce sens. »
Elle ajoute : « Le ministre (Serigne Mbaye Thiam) sait très bien que ce n’est pas seulement nous (Human Rights Watch) qui voulons ce programme. Car, les agents de l’Onu, de l’Unesco, du Fonds de la population des Nations-Unies, ont tous encouragé l’Etat sénégalais à faire cela. »
Si, revient-elle à la charge, « le ministère de la Santé fait beaucoup d’efforts pour garantir que les enfants soient protégés du Vih, des maladies sexuellement transmissibles, à travers l’information, l’Education nationale doit s’assurer que ces élèves ont vraiment l’accès à l’information de qualité par rapport à la sexualité mais aussi à la santé de la reproduction. »

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